Selon l’Insee, Caen est passée sous la barre des 110 000 habitants

Selon l'Insee, au 1er janvier 2009, la capitale bas-normande comptait 109 300 habitants contre plus de 113 000 en 1999.

foule
L’Insee vient de publier les derniers chiffres (2009) de la population française. Avec 1 470 880, la région Basse-Normandie se situe à la 16e place des régions françaises. En 10 ans, la population y a progressé de près de 50 000 habitants. Le Calvados reste le département le plus peuplé de la région avec 697 000 habitants devant la Manche (516 000) et l’Orne (302 000).
Mais, si le Calvados gagne des habitants, la ville de Caen en perd, et serait, selon l’Insee, passée sous la barre des 110 000 habitants. « Dubitatif » face à ce calcul « issu de sondages », le député-maire de Caen annonce qu’une réunion avec l’Insee est prévue, « pour bénéficier d’une analyse plus fine »…Selon l’Insee, au 1er janvier 2009, la capitale bas-normande comptait 109 300 habitants contre plus de 113 000 en 1999.
Hérouville Saint-Clair (près de 22 000 habitants) est toujours la deuxième ville du département, devant Lisieux, mais perd, elle aussi, des habitants : plus de 2 000 en dix ans. Dans le même temps, Mondeville en aurait perdu plus de 800. Et, au final, l’agglomération de Caen aurait ainsi perdu plus de 500 habitants en dix ans.
Les plus fortes progressions de population dans l’agglomération, entre 1999 et 2009, sont à mettre au crédit de Louvigny, Blainville-sur-Orne, Éterville, Carpiquet, Saint-Contest et Ifs qui devient la troisième ville de l’agglo, devant Mondeville.


• Dans un communiqué, le président du MoDem dans le Calvados, Philippe Lailler, « demande des actes » au député-maire de Caen, Philippe Duron. « En dix ans, la ville de Caen a perdu plus de 4 500 habitants et passe sous la barre des 110 000 habitants. Philippe Duron, lors de sa campagne municipale, il y a quatre ans, avait promis de faire revenir des familles à Caen. Aujourd’hui, force est de constater que son engagement est loin d’être tenu. Comme Louis XVI qui préférait se passionner pour la serrurerie alors que la révolution grondait, Philippe Duron quant à lui préfère recevoir les experts de l’Insee « pour bénéficier d’une analyse plus fine des chiffres » plutôt que de passer à l’action et proposer des initiatives fortes qui permettraient d’enrayer cette perte de population. Le MoDem n’a pas besoin d’experts pour analyser la situation. En effet, les raisons de cette fuite des Caennais sont claires : • La lourde imposition : le poids des impôts locaux est un argument qui pèse aussi dans le choix des familles de quitter notre capitale régionale. L’augmentation des taxes de plus de 9 % en 2009 et la création en 2010 d’un impôt ménage sur l’agglomération donne aujourd’hui à Caen l’image d’une ville inaccessible aux bas revenus. De plus, de nombreuses personnes âgées sont obligées de quitter leur habitation sur Caen faute de ne plus pouvoir payer leurs impositions. • Le prix du m2 : pourquoi la ville fait la promotion d’opérations immobilières telles que les Rives de l’Orne (lire notre article) ou la Cité Gardin alors que les prix au m2 atteignent plus de  4 000 € ? Quelles familles aujourd’hui peuvent acheter un appartement dans de telles conditions ? • Le manque de logements sociaux : malgré une communication de façade qui promet la construction de nombreux logements sociaux, la ville de Caen ne peut plus répondre aux milliers de personnes à revenu modeste en attente d’un logement social car la production est insuffisante. Nous faisons donc une proposition simple à Philippe Duron : pourquoi n’impose t-il pas dans chaque promotion immobilière de réserver au moins 25% des nouveaux logements à de l’habitat social ? »


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