Histoire. Gros plan sur la guerre d'Algérie, au Mémorial de Caen

Dernière mise à jour : 11/02/2012 à 11:50

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Cette année, à l’occasion du 50e anniversaire des accords d’Évian, le Mémorial de Caen propose de porter un nouveau regard sur la guerre d’Algérie, un conflit largement méconnu, et incompris, en France.

Le 18 mars 1962, la France et le Front de libération national signaient des accords, à Évian-les-Bains (Haute-Savoie) qui se traduisaient immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien.

Ils furent approuvés, lors du référendum du 8 avril 1962, par 90% des votants de France métropolitaine, mettant fin officiellement à huit années d’une guerre, au cours de laquelle de 250 000 à 400 000 Algériens furent tués.

 

L’impossible mémoire

50 ans plus tard, la question de l’impossible mémoire de ce conflit reste entière. Le Mémorial de Caen a décidé d’y remédier en proposant, jusqu’à la mi-mars, plusieurs rendez-vous qui tenteront d’amener un regard nouveau sur cette guerre.

Jeudi 9 février, à 19h15, le documentaire La Déchirure (diffusé sur France 2 en mars), sera projeté en avant-première en présence du réalisateur Gabriel le Bomin. L’historien, professeur et écrivain, Benjamin Stora – « le plus éminent spécialiste de la guerre d’Algérie », selon Stéphane Grimaldi, directeur du Mémorial – interviendra sur le thème des « mémoires blessées ».

Vendredi 10 février, à 19h, le cinéma d’Hérouville Saint-Clair, le Café des images, propose une conférence avec extraits de films, intitulée « La guerre d’Algérie vue par le cinéma français : entre censure, tabous et Histoire ». Elle sera présentée par Clothilde Mazau, médiatrice culturelle et pédagogique du Mémorial de Caen.

Samedi 11 février, de 10h15 à 18h, le musée caennais organise une journée d’étude historique. « 50 ans après, quels regards pouvons-nous porter sur cette guerre, tant sur le plan historique que par l’analyse cinématographique qui en a été faite ? », s’interroge Stéphane Grimaldi.

Enfin, pour clôturer ce cycle dédié à la guerre d’Algérie, courant mars, le Mémorial accueillera une exposition temporaire de Stéphan Gladieu. Ce photographe présentera une cinquantaine de portraits de Harkis, ces Algériens qui s’étaient engagés auprès de l’armée française et qui avaient dû fuir leur pays à la fin du conflit.

Mathieu Girard

 

Pratique. Le Mémorial, esplanade du Général Eisenhower, à Caen. Tarifs : de 5 à 18,30 euros. Tél : 02 31 06 06 45.