Débat. Élections de mini-miss, maxi-débat

La commune de Dozulé organise, depuis sept ans, un concours de mini-miss, à partir de 4 ans. Un autre, réservé aux jeunes filles de 12 ans, vient de naître... Qu'en pensez-vous ?

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Une enfant blonde, maquillée, en robe bustier, avec une écharpe Mini-miss séduction… Cette affiche d’un concours de mini-lolitas, dans le Gers, a mis le feu aux poudres. Le tribunal correctionnel d’Auch vient ainsi de débouter l’organisatrice de ce concours de beauté pour pré-adolescentes.
Dans cette affaire, une psychologue s’était émue du fait que des fillettes puissent défiler dans des postures « dégradantes », posant la question de ces enfants que l’on expose et qui « n’ont pour perspective d’avenir que la séduction. »
Les défilés des mini-miss ? Des pédiatres dénoncent l’érotisation de l’image des enfants, évoquent les strings dès le plus jeune âge, le maquillage pour les petites, les soutiens-gorge rembourrés à porter avant la puberté.
Le phénomène inquiète des parents, a souligné, ce lundi, un rapport de la sénatrice UMP Chantal Jouanno. Pour endiguer la multiplication des « lolitas », l’ancienne ministre des Sports a proposé une série de recommandations, dénoncées comme un «leurre» par certains experts.
À l’origine de ce rapport : une mission confiée à la sénatrice UMP par le ministère des Solidarités, après le scandale provoqué en décembre 2010 par la publication, dans le magazine Vogue français, de photos mettant en scène une fillette dans des tenues et postures suggestives.
L’« hypersexualisation » des enfants, et notamment des petites filles, renvoie ainsi « à la sexualisation de leurs expressions, postures ou codes vestimentaires, jugées trop précoces», définit le rapport.
L’ancienne ministre des Sports fait le constat que «la vague de l’hypersexualisation n’a pas encore massivement touché nos enfants » mais note que « la société dans son ensemble est hypersexualisée. Dès le plus jeune âge, on voit apparaître des stéréotypes très clivés garçons/filles, et il y a une puissance du marketing colossal pour rompre la barrière des âges et inciter à adopter des comportements d’adolescents».


L’interdiction des concours

Il convient donc, souligne le rapport, d’endiguer le phénomène « en amont ». Le texte suggère pour cela une série de recommandations, comme la mise en place d’une « charte de l’enfant » ou l’interdiction des concours de «mini-miss». L’ancienne ministre des Sports propose aussi de regarder du côté de la Grande-Bretagne, où un document demande par exemple aux grandes marques de prêt-à-porter de renoncer aux soutiens-gorge ampliformes pour les petites filles.
Chaque citoyen peut en outre signaler sur un site internet les produits qu’ils jugent inappropriés.


« Ce n’est pas nous qui les habillons »


Dans le Calvados, à 30 kilomètres à l’est de Caen, pourtant, à Dozulé, une fleuriste organise, « depuis sept ans, et avec le soutien du maire et des conseillers municipaux », une élection de mini-miss, à partir de 4 ans, qui attire les foules.
Organisée par une association baptisée Jeunesse et élégance augeronne, la clôture des inscriptions pour les catégories « 4 à 6 ans ; 9 à 10 ans ; 12 à 14 ans ; 14 à 16 ans et 16 à 20 ans » est fixée au 15 mars. L’élection se déroulera le samedi 14 avril, à 20h30, dans l’ancien gymnase de la commune.
La polémique ? « Ce n’est pas nous qui habillons les petites filles, ce sont les mamans qui les maquillent, et c’est une belle soirée, en famille. Il n’y pas de polémique », répond la fleuriste. Même engouement à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Caen, où des élections de Miss junior et mademoiselle Normandie, ont vu le jour, cette année. Un concours départemental et régional exclusivement réservé aux adolescentes de la région. L’épreuve pour le Calvados s’est déroulée samedi, à la ferme de la Vignette, à Tour-en-Bessin. L’épreuve Mademoiselle était ouverte aux jeunes filles âgées de 15 à 17 ans. Celle de Miss junior aux filles de 12 à 14 ans.


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Regardez :
Un extrait de Little Miss Sunshine.
Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle….
http://www.dailymotion.com/videoxn8m6d




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Il a réagi

  1. Oui polémique il y a et à raison. La faute aux parents oui, mais pas que. C’est aussi la faute à la société, à la publicité, aux films … à la mise en scène médiatique de la femme.
    L’image de la femme dans les médias : films et publicité, principalement, est dégradée. La mode Barbie est en place depuis plusieurs années.
    Avec les progrès de la médecine et en particulier de la chirurgie plastique, cela va en s’empirant. Les stars incarnent des idéaux pris en exemple par des millions de petites filles et d’adolescentes : seins et fesses volumineuses, lèvres pulpeuses, pas un kilo de trop …
    Toutes les stars se trouvent moulées dans le même moule.
    Dans la rue, toutes les adolescentes se ressemblent, affichant le même style, suivant la même mode. Les “mini-poufs” sont maintenant légions.
    Les stades d’évolution des petites filles ne sont plus respectées, certaines passent de petites filles à femmes, d’autres sont déjà des adolescentes à l’âge de 6 ans. A 12 ou 13 ans les premières relations sexuelles ont lieu.
    Oui la société évolue, oui les temps changent, mais est-ce bien pour autant ?


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