Plages du Débarquement : les enjeux du classement à l'Unesco

Le dossier du classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l'Unesco a été évoqué en introduction des « Mémoriales », le nouveau rendez-vous du musée de Caen.

Dernière mise à jour : 07/11/2012 à 16:38

Le classement des plages du débarquement au patrimoine mondial de l'Unesco a été abordé en ouverture des "Mémoriales".
Le classement des plages du Débarquement au patrimoine mondial de l'Unesco a été abordé en ouverture des "Mémoriales".

Cette semaine, au Mémorial de Caen, des débats, des conférences, des projections, des tables rondes… sont organisés pour parler de l’actualité de la Seconde Guerre mondiale. L’actualité bas-normande, c’est le classement des plages du Débarquement au patrimoine mondiale de l’Unesco. Les enjeux ont été expliqués par le président de la Région Basse-Normandie, Laurent Beauvais.

Préservation du patrimoine

Les cinq plages sont : Sword beach de Ouistreham à Saint-Aubin, Juno Beach de Saint-Aubin à Courseulles-sur-Mer, Gold Beach d’Asnelles à Ver-sur-Mer, Omaha Beach de Saint Honorine-des-Pertes à Vierville-sur-Mer et Utah Beach de Sainte-Marie-du-Mont à Quineville. Le classement au patrimoine mondiale de l’Unesco pourrait faciliter la préservation de ces plages et des monuments qui s’y rattachent. Exemple : le port artificiel d’Arromanches.

Du souvenir à la mémoire

Environ 5 millions de visiteurs se rendent, chaque année, sur les plages du Débarquement. Ils viennent du monde entier et pas seulement des nations qui ont débarqué. Le classement pourrait être l’occasion de valoriser et de développer cet attrait touristique auprès des plus jeunes notamment en passant d’un tourisme du souvenir à un tourisme de mémoire.

Un enjeu économique

Alors que la Basse-Normandie est une région industrielle qui a beaucoup souffert et qui souffre encore, la démarche de classement pourrait être l’occasion de saisir de nouvelles opportunités dans le secteur tertiaire en développant les services.

Le calendrier

Le classement des plages du Débarquement devra d’abord être proposé sur la liste indicative de la France. La Région Basse-Normandie se donne 18 mois, jusqu’au 6 juin 2014 (date du 70e anniversaire du Débarquement), pour sensibiliser les ministères de la Culture et de l’Environnement afin que le dossier soit posé au dessus de la pile. Cela passe notamment par l’obtention de soutiens tels que ceux déjà obtenus du président de la République, François Hollande en juin dernier, de la région canadienne du Manitoba, du gouverneur du Kentucky et du maire d’Hiroshima. Si la France choisi de le porter au niveau international, le dossier bas-normand pourra être présenté à l’Unesco qui décidera du classement ou non.

Pendant 6 jours, l’actualité de la Seconde Guerre mondiale est passée au crible, dans le cadre des “Mémoriales”.